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Le Bananier n’est qu’un surnom, le nom original de ce cargo sorti des chantiers maritimes en 1934 était l’Alice Robert. Il a été surnommé ainsi parce que son premier rôle était de transporter des fruits depuis les colonies jusqu’aux villes de Bordeaux et Nantes.
En 1939, il est armé pour la guerre et remis aux allemands en 1942. En 1943, il est affecté des missions de protection du trafic maritime allemand, puis en 1944, il est rattaché à Port-Vendres pour surveiller le trafic entre le Rhône et la frontière espagnole.
Il est coulé à 8h36 le 2 juin 1944, il disparaitra sous les eaux en quelques heures.
Malgré le fait qu’il dorme au fond de l’eau depuis bientôt 70 ans, le bananier porte toujours fièrement son symbole, son mat. Il est toujours debout.
Pour visiter le pont du bananier, un niveau 2 vous suffira, mais si vous souhaitez jeter un coup d’œil dans les hublots, il vous faudra passer votre niveau 3.
Pendant la plongée, n’oubliez pas d’aller observer la double mitrailleuse, qui parfois, sert de repère à des poissons lune.
Sous le pont, il est possible d’observer quelques lieux de vie du personnel de bord, même, si tout le monde le sait, « on ne rentre jamais dans les épaves », sauf bien sûr si l’on est accompagné d’un fin connaisseur de l’épave comme Homo palmus ou Fandebulles.
Si la visibilité et le courant vous le permettent, je vous conseille de faire votre remontée le long du mat pour atteindre environ 25 mètres. Là, vous croiserez peut-être Foifoi et binomette en train de faire des images pour leurs blogs respectifs.
Immanquablement, il vous faudra rejoindre la surface où une horde de plongeurs plus ou moins calamars vous attendront déjà au palier.
Alors bien sûr, le bananier est une épave qui se mérite puisque les conditions de mer doivent être bonnes et qu’une petite navigation est nécessaire, mais elle représente toujours un objectif pour les plongeurs qui passent leur niveau 2.