Juste un petit blog pour partager mes coups de coeur et garder contact.
Heureusement, Jacques Perrin et Jacques Cluzaud ont bien travaillé pendant plusieurs années pour sortir un film sur l’océan juste au bon moment.
Rendez-vous était pris avec plusieurs plongeurs samedi soir au cinéma pour faire un gros plouf tous ensemble dans les profondeurs des océans.

La soirée a commencé dans une très bonne ambiance autour d’un repas dans un restaurant américain bien connu et apprécié des enfants présents ce soir.
La petite troupe s’est ensuite dirigée en palanquée jusqu’au cinéma. Après un café, un petit tour dans la boutique de sucreries et un petit demi tour pour trouver la salle de cinéma la plus petite du complexe, nous voici installés dans la salle obscure.
Petites bandes annonces en double (pour faire durer le plaisir) et la lumière se rallume. Enfin, le film va pouvoir commencer…
Comme tous les plongeurs du club n’ont pas encore vu le film, je ne vais pas vous raconter la fin…

Merci aux deux réalisateurs de ce film pour ce petit moment à la découverte de nos océans. Avec juste ce qu’il faut de morale, et de mise en garde, pas trop, mais juste ce qu’il faut pour nous faire prendre conscience qu’il vaut mieux partir à la découverte de notre monde sous marin rapidement, on ne sait jamais ce qui pourrait arriver.
De très belles images de dauphins, et de baleines de toutes les espèces. La baleine à bosse dont la gueule est plus longue que la taille d’un plongeur, et qui peut sauter d’une manière très gracieuse hors de l’eau, malgré ses 25 tonnes.
Les orques, qui sont les seuls animaux marins à poursuive leur proies aussi sur la terre ferme.
Les dauphins en pleine course derrière les bateaux pour arriver les premiers sur un banc de sardine en rang serré sous les assauts des fous du cap, des raies et des baleines à bosse.
Le dugong qui broute bruyamment, le morse qui apprend à nager à son bébé, le requin blanc qui gobbe une otarie joueuse, le bébé phoque qui a peur d’aller à l’eau…

Merci à Jacques Perrin et Jacques Cluzaud de m’avoir appris qu’une bonne partie des petites tortues ne verront jamais la mer et que le poisson le plus improbable du monde est sûrement le labre à
tête de mouton qui vit dans les eaux du Japon. Sûrement un qui ne sera pas péché pour des vertus aphrodisiaques vu son physique un peu disgracieux.
En voyant ce film on passe des moment d’émerveillement devant le vol des raies manta ou des requins marteau, des moments joyeux avec les jeux des otaries dans les vagues ou la bataille du Bernard l’Hermitte avec un crustacé qui a beaucoup faire rire le petit Léo.
Une scène m’a rappelé un peu notre gravière, je ne la raconte pas ici, je vous laisse deviner laquelle.
Je n’ai qu’un seul regret, aucune image d’hippocampe, mais il est vite effacé par toutes les autres merveilles vues ce soir là.
Le lendemain, trois des plongeurs secs ont plongé dans la gravière, je suis sûre qu’au moment de tremper leurs palmes dans la gravière à 4°C, ils ont pensé trouver au fond de ce green hole des espèces exotiques croisées la veille…
Et s’il fallait une conclusion à cet article, je vous dirais que pendant ce film, j’ai découvert que le monde du silence est en fait très bruyant, mais pas assez pour que les humains l’écoutent réellement.