Juste un petit blog pour partager mes coups de coeur et garder contact.
La plongée, il parait que c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Mais quand même, après plusieurs semaines de repos forcé, il fallait retrouver les automatismes avant de se lancer à la découverte des épaves profondes de la côte catalane.
Homo palmette nous avait donc inscrites pour une plongée de reprise au rythme catalan. Le rendez-vous était donné à 10h le premier jour de nos vacances pour aller découvrir l’épave du Pythéas.
A quelques encablures de l’entrée du port de Port-Vendres, l’histoire raconte que ce petit bateau, piloté par un capitaine ayant abusé du Rhum, (ou du Banyuls pour faire plus local) a raté l’entrée du port un soir de tempête, aucun marin ne fût noyé, mais les restes de la petite embarcation permettent aujourd’hui d’emmener des plongeurs de tout niveau (y compris les premières bulles) à la découverte d’une épave.
Ce qui reste de la coque est couché sur le flanc.
Un peu plus loin, on peut découvrir, toujours debout et fière, la chaudière qui ne semble pas subir les assauts du temps.
Il faut toujours jeter un œil dans ce trou parce que parfois, la chaudière sert de refuge à des congres ou des poulpes cachés là, en attendant que les plongeurs leur laisse le champ libre.
Plus loin, il faut passer sous une petite arche, un peu brassée par la houle pour deviner ce qui reste des ancres du navire. Un temps, les plongeurs pensèrent qu’une ancre avait été dérobée, mais elle était seulement tellement encroutée qu’il fallait beaucoup d’imagination pour la deviner encore.
Cette plongée fut pour moi, la première immersion avec mon nouveau matériel photo, un flash à commander, des nouveaux boutons à appréhender, le tout dans une eau, certes calme, mais beaucoup plus remuante que la gravière que je n’avais pas vu déjà depuis plus d’un mois.
Une plongée tout de même positive puisqu’aucune douleur n’apparaissait au palmage ce qui me laissait le feu vert pour continuer à plonger pendant toutes les vacances.